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Histoire

Histoire de Saint Nicolas des Biefs
L'origine de la commune semble remonter au XIe siècle, lorsqu'un oratoire dédié à Saint-Nicolas fut édifié par Nicolas d'Albiez sur le plateau de Muzy, à plus de 1 000 m d'altitude. Bien que le lieu fût particulièrement rude et pauvre, la population se fixa peu à peu autour de cet édifice qui évolua en chapelle et c'est au cours du XIIIe siècle que fut créée la paroisse.

En 1662 des verriers originaires de Lorraine vinrent s’y installer. Ils trouvèrent ici en Montagne bourbonnaise le sable, l’eau et la fougère (la cendre de fougère fournit le sel de potassium qui entre dans la composition du verre) indispensables à la fabrication du verre ; l’argile nécessaire à la construction des fours y était également présente.

Pendant 120 ans, ils s’adonnèrent à leur art, aidés par une importante main d’œuvre locale et vénitienne. La gobelèterie produite en grande quantité était vendue à des colporteurs qui parcouraient la campagne afin d’écouler leur marchandise. Cette tradition verrière est présentée au Musée du Verrier, où est reconstitué un four de taille identique à ceux utilisés au xviie siècle ; des pièces archéologiques, un musée du verre et des vidéos offrent aux visiteurs l’occasion de retrouver cette histoire locale ainsi que des informations relatives à la fabrication du verre en Montagne bourbonnaise.

Dans les années 1930 de nombreux sites verriers furent découverts et fouillés par un médecin vichyssois, le docteur Léon Chabrol. Au cours des années 1990, Pierre-Yves Blettery décida de créer un musée retraçant cette histoire. Actuellement quelques bénévoles animent cet intéressant musée ouvert en juillet et août les après-midi, et le reste de l’année sur rendez-vous.

Si la fabrique du verre se fit toujours autour du village historique situé sur le plateau de Muzy, la rudesse du climat du lieu fit que très vite les maitres-verriers fixèrent leurs habitations un peu plus bas, à environ 2 km, en un endroit beaucoup moins rude et plus abrité des vents. Peu à peu une partie de la population fit de même et une nouvelle église fut édifiée dans ce qui allait devenir l’actuel bourg de la commune.

C’est Cassini, le célèbre géographe de Louis XV, qui fixa le nom de la paroisse : Saint-Nicolas-des-Biefs. Un bief étant une dérivation artificielle d’un cours d’eau, ce n’est pas là qu’il faut aller chercher l’origine du nom. Sans doute, n’est-il en fait que la transcription en français de Saint Nicolas d’Albiez prononcé en patois local.

Son isolement relatif et ses accès particulièrement difficiles à l’époque firent que, lors de la Révolution française, Saint-Nicolas fut la seule commune du département de l’Allier dont le nom était celui d’un saint à ne pas en changer. Elle fut d’ailleurs un refuge pour de nombreux prêtres réfractaires de la région qui purent y exercer leur ministère avec le soutien de toute la population durant les années de la Terreur et de la Convention.

La promulgation et l’application de la loi de séparation de l’Église et de l’État au début du xxe siècle furent la cause de quelques scènes dignes de la filmographie d’un Don Camillo.

Comme beaucoup de communes rurales, Saint-Nicolas-des-Biefs a payé un tribut particulièrement lourd lors de la Première Guerre mondiale : 55 hommes, soit près de 11 % de la population masculine totale mais dans la tranche d’âge de 18 à 40 ans, sont morts au front, sans compter tous ceux qui revinrent gravement blessés, amputés ou handicapés à vie.

Les 1 050 habitants de 1910 n’étaient plus que 800 en 1930, et 350 en 1965. L’exode rural a envoyé, en deux vagues principales (1920 / 1935 et 1955 / 1970), principalement vers les agglomérations de Roanne et de Vichy, une main d’œuvre abondante et peu qualifiée, mais courageuse, fiable et dure à la tâche.

Les descendants de ces émigrés de proximité ont gardé un attachement très fort au pays et y ont conservé et entretenu les maisons de famille. Saint-Nicolas-des-Biefs se trouve être, de ce fait, la commune de la région Auvergne qui compte le plus de résidences secondaires pour une résidence principale (en 2011, 56 % pour 26,5 %)2. C’est pourquoi, en période estivale, sa population est facilement multipliée par trois ou quatre.

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